Chez Duchêne , ce sont nos collaborateurs qui parlent le mieux de leur métier 😊
Plongez dans le témoignage inspirant de Julie Schoonyans , une de nos gestionnaires de chantier 💦
Arrivée dans la construction par hasard après avoir rêvé d’être pilote, Julie Schoonyans ne changerait de secteur pour rien au monde. Gestionnaire de chantiers, elle chapeaute des équipes mixtes et supervise des plannings serrés pour tous types de bâtiments.
Ce n’est pas moi qui aie choisi la construction, mais la construction qui m’a choisie ! Mon rêve étant ado était de devenir pilote de ligne. J’ai dû y renoncer pour des raisons de santé. Je me suis ensuite intéressée au domaine de la mécanique et de l’aéronautique. C’est en stage de dernière année d’ingénieur, que j’ai fait un stage chez Cobardi, une entreprise générale de construction. J’ai vraiment aimé l’expérience. J’ai eu la chance qu’ils m’engagent comme conductrice de chantier l’été suivant la fin de mes études. Un peu plus d’un an plus tard, je suis passée gestionnaire de chantier avec une équipe à encadrer. Après un passage chez Advance, j’ai rejoint l’entreprise Duchêne dans le giron du groupe Eiffage, mon employeur actuel. Une dizaine d’années après mes débuts, je suis toujours aussi épanouie dans mon travail.
Comment pourriez-vous décrire le rôle d’une cheffe de chantier ?
C’est une fonction de management où on doit coordonner tous les métiers qui interviennent sur un chantier, des ouvriers à l’architecte, en passant par le contremaître ou le maître de chantier. Ce que j’apprécie le plus dans mon rôle actuel, c’est de pouvoir intervenir sur un projet de construction dès sa genèse. On suit toutes les étapes qui donneront vie au bâtiment, de A à Z, puis on le voit sortir de terre. On assiste à la pose des premières pierres, comme à sa livraison. C’est très gratifiant. On voit ce qu’on fait. Ces neuf dernières années, j’ai pu travailler sur des projets très différents : un chenil, un refuge pour des animaux, des écoles… Et rencontré un panel large d’acteurs, avec des idées et des manières de faire différentes, pour y arriver. Ce n’est pas un métier connu. Quand j’explique ce que je fais, on m’imagine souvent poser des briques. Et puis je suis une des rares femmes à occuper cette fonction.
Quelle pourrait être une de vos journées-types ?
Ma journée commence toujours par un bon café ! Je débriefe ensuite avec les équipes si j’étais sur le terrain la veille. Sinon, je n’ai pas vraiment de programme-type. Ma semaine est rythmée par les réunions de chantier (une par projet/par semaine en général), les visites sur le terrain et les réunions de coordination avec les partenaires ou avec les équipes internes. Ma fonction a également un important volet administratif et de suivi de budget. Ma boîte mails est souvent en train de déborder ! Après, chaque chantier est différent. On ne fait jamais deux fois la même chose, c’est le grand atout de mon secteur et sa plus grande richesse. La fierté de voir les utilisateurs du bâtiment en prendre possession est toujours bien présente. Certains projets restent vraiment chers à mon cœur. Par exemple, je nage tous les dimanches dans la piscine que j’ai contribué à construire. C’est indescriptible. J’ai parfois la chair de poule rien que d’en parler. C’est un sentiment difficile à expliquer.
Qu’est ce qui fait, selon vous, une bonne cheffe de chantier ?
Une des premières qualités à avoir, c’est la capacité de se former et de continuer à apprendre en continu. Les techniques dans le bâtiment ne font qu’évoluer et sont de plus en plus pointues, qu’il s’agisse d’étanchéité ou de durabilité. Une journée où je n’apprends rien est une journée perdue pour moi. Il faut également être très organisé, jongler avec les deadlines et avoir de bonnes capacités de conciliation. Il faut souvent trouver des solutions en équipe à des problèmes techniques. On doit anticiper les problèmes au maximum. Quand je suis arrivée à mon poste, ma condition était de ne suivre que deux chantiers en parallèle. C’est à mon sens le maximum pour assurer un bon suivi administratif, logistique et RH. Cheffe de chantier est un vrai métier de contacts, ce qu’on n’imagine pas toujours.